La théorie du massage thaïlandais répresente le corps sous forme de lignes d'énergies, appelées Sen en Thaïlande et qui ne sont pas sans rappeler le Chi Chinois, Ki Japonais ou Prana Indien. Les bloquages de ces lignes sont à l'origine des conditions de stress, problèmes de santés et d'humeurs négatives. La pratique du massage vise, par des pressions et des étirements, à restorer les lignes d'énergie et à les rétablir les équilibres dans le corps.
Bien que les bases de la théorie soient communes, il n'existe pas de consensus entre les différentes écoles de massage thailandaises sur l'emplacement exacte des lignes d'énergie. L'enseignement se concentre sur les formes à exécuter pour prodiguer les points de pressions adéquats, à la fois pour le bénéfice de la personne massée et du masseur. Le massage est en effet une activité très physique et taxante pour le corps du masseur; la technique de massage vise donc tout autant à préserver la santé du masseur.
Les origines du massage traditionnel thaïlandais sont liées au docteur Chiwaka Komapat, dont il est dit qu'il accompagna le Boudha dans sont voyage en Inde il y a plus de 2500 ans.
Les donts de guérison du docteur jouissent d'une très grande réputation et à sa mort, de nombreux disciples ont contribués à propager sa pratique, y compris jusqu'aux royaumes qui composaient alors la Thaïlande de nos jours.
Bien qu'on ne sache pas bien dater l'arrivée de la pratique en Thaïlande, les premières traces historiques sont reportées sous le règne du roi Ramkhamhaeng, au XIIIeme siècle. C'est alors déjà une coutume traditionnelle bien ancrée et adaptée à la société thaïlandaise. On retrouve également un premier témoignage extérieur dans les écrits de Simon de la Loubère, alors embassadeur du roi Louis XIV à la cour du roi Narai Le Grand: "quand quelqu'un est malade à Siam, il commence par se faire ramollir tout le corps par quelqu'un qui soit entendu en cela, qui monte sur le corps du malade, et le foule aux pieds".
Les conflits avec son voisin Birman ne laissent malheureusement peu d'autres traces historiques sur la société du royaume de Siam et ses traditions. Ce n'est que sous le règne de Rama III, autour de 1800 que sont commandées 60 statues en étain et les 70 gravures sur marbre qui ornent le Wat Poh, le temple royal attenant au palais de Bangkok. Les formes du massage thaïlandais y sont décrites et présentées aux yeux de tous, si bien que le Wat Poh est considéré comme le berceau de cet art traditionnel.
Longtemps considéré comme un art therapeutique, le massage Thaïlandais sort des manuels officiels de medecine sous l'influence occidentale.
Le massage Thaïlandais est célébré pour ses vertues relaxantes et la sensation de bien être qu'il procure. C'est une manifestation de la générosité thaïlandaise, humaine et compassionnelle, et d'un mode de vie qui prend le temps et accorde une place importante au bien être. Afin de préserver ce patrimoine culturel, et peut-être pour encadrer une pratique amenée à bénéficier d'une tolérance croissante envers les médecines alternatives, les autorités royales thaïlandaises définissent des programes de certifications et de diplômes délivrés par des écoles reconnues, au premier rang desquelles, le prestigueux Wat Poh.